Turlutte à 3 parties composée par Rebecca
C’est au faubourg du St-Laurent, la ripanpan, l’amour la prend (bis)
Il y a trois jolies filles lonla, il y a trois jolies filles (bis)

La plus jeune en s’y promenant, la ripanpan l’amour la prend (bis)
Tout le long de la rive lonla, tout le long de la rive (bis)

Elle voit venir un bâtiment, la ripanpan l’amour la prend (bis)
Un bâtiment de guerre lonla, un bâtiment de guerre (bis)

Si mon amant était dedans, la ripanpan l’amour la prend (bis)
Je serais fille heureuse lonla, je serais fille heureuse (bis)

Mais par malheur n’y était point, la ripanpan l’amour la prend (bis)
La belle tomba malade lonla, la belle tomba malade (bis)

Faut aller cri le médecin, la ripanpan l’amour la prend (bis)
Le meilleur de la ville lonla, le meilleur de la ville (bis)

Le médecin en la voyant, la ripanpan l’amour la prend (bis)
R’connu sa maladie lonla, r’connu sa maladie (bis)

Il l’a guérie de son mal dedans, la ripanpan l’amour la prend (bis)
Aussi d’ses rhumatismes lonla, aussi d’ses rhumatismes (bis)

Mariez-la car il est temps, la ripanpan l’amour la prend (bis)
Mariez-la bien vite lonla, mariez-la bien vite (bis)
Aux Trois-Rivières il y a une p’tite couturière (bis)
Elle fait des rabats pour Monsieur l’vicaire

N’a-t-on jamais vu coudre si mieux coudre
N’a-t-on jamais vu coudre si menu

Elle fait des rabats pour Monsieur l’vicaire (bis)
Elle va lui porter à son presbytère

Refrain

Elle va lui porter à son presbytère (bis)
Combien vous faut-il ma p’tite couturière

Refrain

Combien vous faut-il ma p’tite couturière (bis)
Il me faut cinq sous, je n’les gagne guerre

Refrain

Il me faut cinq sous, je n’les gagne guère (bis)
Bien, embrassez-moi donc ma p’tite couturière

Refrain

Bien, embrassez-moi donc ma p’tite couturière (bis)
Je n’embrasse point Monsieur le vicaire

Refrain

Je n’embrasse point Monsieur le vicaire (bis)
J’embrasserais bien mieux un jeune militaire

Refrain

J’embrasserais bien mieux un jeune militaire (bis)
Qui aurait son congé revenant de guerre

Refrain
L’autre jour je me promène, je rencontre mon berger
Il m’a dit d’un air si tendre, qu’il voudrait bin m’embrasser

Comment voulez-vous (bis)
Comment voulez-vous que j’file
On n’peut pas toujours filer

Il m’a dit d’un air si tendre, qu’il voudrait bin m’embrasser
Mais ma mère par derrière, me dit qu’il y a du danger

Refrain

Mais ma mère par derrière, me dit qu’il y a du danger
Moi pour mon amour sincère, je l’ai laissé m’embrasser

Refrain

Moi pour mon amour sincère, je l’ai laissé m’embrasser
Je n’l’ai pas dit à ma mère, mais je l’ai dit au curé

Refrain

Je n’l’ai pas dit à ma mère, mais je l’ai dit au curé
Le curé est un brave homme, il m’a dit de r’commencer

Refrain

Le curé est un brave homme, il m’a dit de r’commencer
Ah si c’n’était pas un prêtre, j’en ferais bien mon berger


J’ai bien passé cinq à six ans dans la vallée du St-Laurent,
J’y était heureux comme un roi, avec ma mie auprès de moi

La belle se mit à genou et elle demandit à sa mère,
Ma mère il me vient un aimant, je veux m’y marier promptement (bis)

Ma fille, à quoi pense donc tu, ce n’est rien qu’un soldat de guerre,
Nous n’avons que toi comme enfant, tu te marieras richement (bis)

Que je m’y marie richement, cela m’est bien égal, ma mère,
Car celui que j’aime dans mon cœur, c’est un soldat, brave artilleur (bis)

Hélas, hélas, vient d’arriver une bien mauvaise nouvelle,
Partout la guerre est déclarée, les artilleurs vont s’engager (bis)

Adieu ma belle, adieu ma chère, il me faut partir pour la guerre,
Adieu mon amie, mon aimée, puisqu’il faut bien nous séparer,

Quand les Anglais sont arrivés, trois coups d’canon ils ont tiré,
Mon amour, mon brave soldat, avec ses compagnons tomba,

Le capitaine vient à lui dire, as-tu le regret de mourir?
Le seul regret, qu’j’ai dans la vie, c’est de mourir sans voir ma mie (bis)

Le seul regret, qu’j’ai dans la vie, c’est de mourir sans voir ma mie,
Oui, j’étais heureux comme un roi, avec Marie auprès de moi
Mon père m’a donné un mari, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)
Il me l’a donné si petit

Je vole et je viens
Je trotte et je l’tiens
Je l’taille et je l’couds
Je l’carde et je l’file
Je porte bien la pâte au four, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)

Il me l’a donné si petit, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)
Que dans la nuit je le perdis

Refrain

Que dans la nuit je le perdis, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)
Je pris mon lit, je l’escouie

Refrain

Je pris mon lit, je l’escouis, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)
Je pris la paille, je la brûlie

Refrain

Je pris la paille, je la brûlis, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)
J’ai r’trouvé mon petit mari

Refrain

J’ai r’trouvé mon petit mari, j’amuse bien l’enfant qui crie (bis)
Sur ma corniche je le mis

Refrain
Dessur le pont de Nantes, dessur le pont de Nantes, (bis)
Il y a un coq qui chante, les gars,
Et votre cotillon vole les filles, s’il vole il volera. (bis)

Il y a un coq qui chante, il y a un coq qui chante, (bis)
On n’sait ce qu’il demande, les gars,
Et votre cotillon vole les filles, s’il vole il volera. (bis)

On n’sait ce qu’il demande, on n’sait ce qu’il demande, (bis)
S’il veut fille ou bien femme, les gars,
Et votre cotillon vole les filles, s’il vole il volera. (bis)

S’il veut fille ou bien femme, s’il veut fille ou bien femme, (bis)
C’est plutôt fille que femme, les gars,
Et votre cotillon vole les filles, s’il vole il volera. (bis)

C’est plutôt fille que femme, c’est plutôt fille que femme, (bis)
Vous qui voulez des femmes, les gars,
Et votre cotillon vole les filles, s’il vole il volera. (bis)

Vous qui voulez des femmes, vous qui voulez des femmes,
N’allez pas à Paris, les gars,
Et votre cotillon vole les filles, s’il vole il volera. (bis)

Quand la bergère s’en va au champ, son berger avec elle, (bis)
Tout gardant ces blancs moutons, du long de la rivière
Tout en gardant son blanc troupeau, en badinant au bord de l’eau,
Et lon lan la, lon la dé ra, Colin la caresse.

Alle s’est prise à crier tout haut, Colin tu n’est pas sage, (bis)
Oh non, oh non, tu ne l’auras, mon petit cœur volage,
Dessus la terre, là roulons-là, dessus l’herbette, là roulons-là,
Et lon lan la, lon la dé ra, roulons la bergère.

Que diront donc tout mes parents, oh de cette aventure, (bis)
Quand ils verront en peu de temps, s’allonger ma ceinture,
Tu leur diras qu’c’est ton berger qui t’a fait ça pour t’amuser,
Et lon lan la, lon la dé ra, roulons la bergère.
Le lendemain de son mariage, on est dans le 7ème ciel
Pas le moindre petit nuage, Voilà la lune de miel!
Un mois après sous ses hardes et tout bas l’on s’dit comme ça,
 « Ah quel pêché j’ai fait là! » Voilà la lune de moutarde!

Dans les premiers temps l’on trame les fils d’un amour réel, 
On dort nu tête à sa femme, Voilà la lune de miel!
Au bout d’un mois sans qu’ça tarde on met un bonnet d’coton, 
Et l’on ronfle comme un canot, Voilà la lune de moutarde!

On réchauffe onze fois sur douze, dans un élan naturel, 
Les petits pieds d’son épouse, Voilà la lune de miel!
Mais si madame se hasarde plus tard à vous demander, 
On lui dit tu peux t’pousser, Voilà la lune de moutarde!

On rêve à la fleur d’orange, et l’on croit heureux mortel, 
Que son épouse est un ange, Voilà la lune de miel!
Mais votre femme bien criarde et l’on trouve avec raison, 
Que c’est une teigne à crampon, Voilà la lune de moutarde!

Vous dîtes à votre ménagère, dont le visage est imparfait,
 « Ah que t’es joli ma chère! » Voilà la lune de miel!
Mais en voyant qu’elle se farde, vous vous écriez bientôt, 
« As-tu fini du tableau? » Voilà la lune de moutarde!

Dans le lit d’un air bonasse, à votre épouse sans fiel, 
Vous laisser la meilleure place, voilà la lune de miel!
Pourquoi plus tard on la garde, dans la ruelle carrément, 
On pousse sa femme en s’couchant Voilà la lune de moutarde!

Votre épouse vous sert à table des petits mets fait par elle, et du vin très délectable,Voilà la lune de miel!
Queq’ temps après p’tite poularde, du bon vin, mais d’la p’tite bière, 
Tous les soirs des pommes de terre, Voilà la lune de moutarde!

Ensemble enfin l’on roucoule, le bonheur semble éternel, 
On appelle sa femme ma poule, Voilà la lune de miel!
Mais pendant qu’on se regarde, en s’faisant des yeux d’lapin, 
Votre belle-mère arrive soudain! Ça c’t’une vrai lune de moutarde!

Colinel était une belle jeune fille
Qui rêvait d’un prince riche et puissant
Le destin voulu qu’elle travaille au champ
À tous les matins elle pétrit son pain (bis)
Comme tous les matins, la belle s’y réveille, 
le cœur en chagrin, en grand émouv’ment
Qui regarde au loin par-dessus le vent, le cœur en chagrin, sans prince charmant
Prenez garde à vous belle demoiselle, laissez-là bijoux parures et dentelles
Là où vous irez, la peine vous aurez

Arrivée à l’âge de 20 ans
Colinel a veut s’y marier
D’un bon paysan elle ne voulu point
À tous les matins, elle pétrit son pain (bis)
Par un beau matin la belle en émoi, 
s’en va au château, à la suite du roi
Elle fit bien son jeu par devant la cour, à tous les matins, les plus beaux atours
Prenez garde à vous belle demoiselle, laissez-là bijoux parures et dentelles
Là où vous irez, la peine vous aurez

Elle fit bien son jeu par derrière la cour
Pour devant son prince tomber en amour
Se mit en mariage et comme dans un rêve
À tous les matins les plus beaux atours (bis)
Au château du roi, la belle qui s’ennuie, 
son prince est volage, il n’est pas très sage
Il ne lui reste plus que bijoux parures, parures et dentelles pour la belle Colinel
Prenez garde à vous belle demoiselle, laissez-là bijoux parures et dentelles
Là où vous irez, la peine vous aurez

Se souv’nant du temps qu’elle était aux champs
Et tous ces galants qui la voulait tant
N’avait ni bijoux, parures, ni dentelles
À tous les matins, elle était bien belle
Colinel voudrait d’un bon paysan, 
qui n’est pas très riche et aime les enfants
À tous les matins, travailler aux champs, à tous les matins, elle aime son paysan
Prenez garde à vous belle demoiselle, laissez-là bijoux parures et dentelles
Là où vous irez, la peine vous aurez
Turlutte co-composée par Camille et Rebecca dans l'esprit de la chanson Colinel...